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LES CARNETS DE DEGUSTATION

Jeffrey Davies, le “fouilleur de cru”

Janvier 2005

Né à San Francisco, Jeffrey Davies, la cinquante fringante, se définit comme un “fouilleur de cru” , appellation qu’il fait figurer sur sa carte de visite. Lors d’une année universitaire à Bordeaux en 1972, il rencontre sa femme, française. Il se prend très vite de passion pour le vin, suit les cours d’oenologie d’Emile Peynaud à l’Institut d’Oenologie, et est intronisé à 20 ans à la Jurade de Saint-Emilion. Il s’installe définitivement en France en 1979, date à laquelle Gault & Millau le prend comme collaborateur, où il à la charge des régions “secondaires” (Loire, Languedoc…) et commence à dénicher certains vins méconnus. Franc-tireur, charismatique et indépendant, il crée en 1986 sa société à Bordeaux, effectue ses sélections de vins et les distribue lui-même aux Etats-Unis, mais aussi au Japon, en Suisse ou en Espagne. Il souhaite “découvrir les gens qui essayent de faire le meilleur, et les aider ensuite tant sur un plan oenologique que commerçial ou marketing”. Aujourd’hui, “Signature Selections” est une véritable tête chercheuse qui prend des participations, assure la promotion et la commercialisation d’une cinquantaine de propriétés, principalement issues de Bordeaux, mais aussi du Languedoc, de la Vallée du Rhône ou d’Espagne. Si les vins français qu’il achète partent surtout à l’export, “car l’accueil y est plus facile”, il vend également avec succès en France à la grande distribution, et pour ses vins haut de gamme aux restaurants étoilés, en particulier les frères Pourcel du Jardin des Sens à Montpellier.

La liste des domaines découverts et lancés par Jeffrey Davies, et dans lesquels il investit depuis la fin des années 80 est impressionnante :
En Espagne, il participe au lancement du Clos Martinet en Priorat, et du célebrissime Pingus en Ribera del Duero, projet lancé en 1995 en association avec Jean-Luc Thunevin et Peter Sisseck, le propriétaire danois. Actuellement, c’est la Bodega Alonso de Yerro en Ribera del Duero qui le passionne, 15 ha pour un vin haute couture conseillé par Stéphane Derenoncourt. Autre projet d’envergure, Amanya au Chili, en partenariat avec le bordelais Patrick Baseden.
Mais c’est à Bordeaux qu’il a bâti sa renommée, avec les châteaux Monbousquet, Valandraud (qu’il est le premier à faire goûter à Michel Bettane), Pavie-Decesse, La Gomerie, Quinault L’Enclos, La Clusière, Petit-Gravet Ainé dans le Libournais, et Clos du Jaugueyron, Charmail, Belle-Vue, Mille Roses dans le Médoc. Très lié à Jean-Luc Thunevin, il reconnaît avoir joué un rôle important dans l’émergence des premiers vins de garage, tout en refusant la paternité du concept. Bien sûr, il assume son goût pour des vins modernes, charnus, amples, mûrs et gras, avec un boisé généreux mais de grande qualité. Faut-il pour autant y voir une marque du “goût américain” ? Dans ce cas, une majorité de crus renommés deux rives aurait déjà basculé…..
S’il n’est pas directement propriétaire à Bordeaux, il n’ a pas hésité à franchir le pas dans le Languedoc. A partir de 1992 et 1993, alors que Bordeaux connaît quelques millésimes difficiles, il sillonne le Languedoc et choisit, avec un esprit pionnier très américain, des domaines tels que le Château de la Négly, Cazeneuve, Puech-Haut, et les domaines Clavel, Mas Bruguière, et plus tard Mas Lumen, pour lesquels il effectue un remarquable travail en asseyant leur notoriété. A Saint-Pargoire, sur les terrasses des contreforts cévennols du Larzac, il repère en 1995 un superbe terroir planté de vieilles vignes de syrah dans les années 60, ce qui en ferait la plus vieille syrah de la région. En association avec Jean-Paul Rosset, propriétaire du Château de la Négly, il fait l’acquisition de cette parcelle de deux hectares, baptisée Clos des Truffiers. Le premier millésime, en 1997, est vinifié à la Négly par Claude Gros. Précurseur, Jeffrey Davies applique en Languedoc le concept du vin de garage qui a fait son succès, ne se privant d’aucun moyen (égrappage manuel, fûts neufs de Seguin-Moreau, rendements de 11 hectolitres /ha, etc…) pour produire un vin ambitieux et controversé dès sa naissance. La réussite commerçiale du Clos des Truffiers n’a pas encore été égalée : la bouteille du millésime 2000 vaut la bagatelle de 120 $ chez un caviste new-yorkais. De l’aveu de Davies, son association avec Jean-Paul Rosset, la confidentialité de la production et le relatif isolement de cette vigne lui ont permis d’éviter le “syndrome d’Aniane”, c’est-à-dire l’hostilité spontanée d’une partie de la population locale à tout ce qui est américain. Mais quand on a épousé une française et qu’on réside depuis plus de 25 ans dans un lieu comme Bordeaux, traditionnellement plus ouvert sur l’étranger, on sait se faire accepter plus facilement !
Jeffrey Davies ne cache pas ses liens d’amitié avec Robert Parker, rencontré en 1988, qui partage ses goûts en matière de vin et qui met souvent des notes élevées aux vins sélectionnés par Davies. L’homme réfute tout liens de connivence, il reconnaît juste “avoir plus facilement accès à Mr Parker” quand il veut lui faire déguster ses trouvailles.
Jeffrey Davies possède certes un bon réseau mais surtout une énergie communicative, et il n’hésite pas à s’affirmer comme plus curieux que la plupart de français, ce qui lui a souvent permis de “faire” avant les autres des vins stars et d’en assurer une promotion active à l’étranger. Il considère ainsi qu’être américain lui donne un regard neuf, permettant une nouvelle lecture d’un patrimoine qu’un français ne mettrait pas forcément aussi bien en valeur. Tout en critiquant le phénomène, il alimente la quête croissante de la nouveauté qui anime acheteurs et collectionneurs du monde entier à la recherche de la dernière bouteille culte. Lucide, il reconnaît que cette tendance “a pu nuire au bordelais”. Il regrette également l’anarchie du système de prix à Bordeaux, dont il confirme que “les vins connaissent en ce moment une désaffection réelle”. En même temps, certains vins qu’il distribue comme le Château Charmail (Haut-Médoc) se vendent tout seuls aux Etats-Unis : bon rapport qualité-prix, apport intelligent de la technique (macération initiale à froid), régularité. Conseiller commercial, propriétaire, tout les moyens sont bons pour la réussite des entreprises de Jeffrey Davies……

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