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	<title>Oenotropie, culture, connaissance et plaisirs du vin</title>
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	<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 19:35:17 +0000</pubDate>
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		<title>Luca Roagna, commentaires de dégustation</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 15:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ITALIE]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos commentaires de dégustation sur différents vins de Luca Roagna commercialisés ces dernières années :
Luca Roagna est né en 1981. Il est le fils d’Alfredo Roagna.
Sa famille est à la tête d’un domaine historique du village de Barbaresco : son arrière-arrière grand-père a commencé à y produire du vin sec vers1880. Jusqu’à la fin du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nos commentaires de dégustation sur différents vins de Luca Roagna commercialisés ces dernières années :</p>
<p>Luca Roagna est né en 1981. Il est le fils d’Alfredo Roagna.<br />
Sa famille est à la tête d’un domaine historique du village de Barbaresco : son arrière-arrière grand-père a commencé à y produire du vin sec vers1880. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les vins élaborés dans la région étaient presque exclusivement fortifiés et destinés aux liquoristes turinois et milanais.<br />
En 1989, la famille achète des vignes à Barolo sur le secteur de Castiglione Falleto. C’est donc aujourd’hui l’un des rares domaines proposant aussi bien des Barbaresco que des Barolo dans sa gamme. Diplômé d’œnologie, Luca vinifie seul son premier millésime en 2001.<br />
Sa philosophie ? Respecter l’identité des crus, respecter la nature en adaptant les méthodes les plus propres possibles à la vigne (le domaine n’est pas certifié en bio mais le résultat est équivalent). Il ne recherche jamais la maturation des sucres mais la vraie maturité des tanins, en se basant sur les sensations obtenues en croquant les pépins. Si le style de vinification peut être qualifié de traditionnel, avec de longs élevages en foudres ( parfois plus de 10 ans) et des macérations longues, qui peuvent dépasser 80 jours : Luca estime qu’une extraction délicate et longue est la plus adaptée au nebbiolo. Si il expérimente sur des vinifications en grappes entières, il juge le nebbiolo assez peu adapté à cette méthode.<br />
Les doses de soufre sont faibles, pas plus de 35mg par litre. </p>
<p>Début 2011, lors de sa venue à Paris, Luca a souhaité organiser une dégustation extensive de différents vins, dont nous publions ci-après le compte-rendu. </p>
<p>Langhe Bianco Solea<br />
Cette cuvée initiée en 1988 se compose de chardonnay (situé sur les parties basses des crus Asili et de Castiglione) et de nebbiolo (environ 20 à 25% suivant les années) vinifié en blanc, avec un légère macération pelliculaire. Le vin passe ensuite 3 à 5 ans en foudres. Il n’est produit que dans les meilleures années, et le nebbiolo imprime sa marque au vieillissement. </p>
<p>Langhe Bianco Solea 2006<br />
Commercialisé en 2011. Robe or légèrement cuivré, nez floral, noyau de pêche, amandes, épices. Allonge saline, notes de banane fraîche, un caractère vraiment original. On devine le zest d’agrumes, le citron confit. Encore très jeune.</p>
<p>Langhe Bianco Solea 2001<br />
Robe or plein doré, nez de pêche jaune, bouche ample, du gras, belle allonge sur un support minéral. De la fraîcheur, une très belle tenue et des sensations presque tanniques en finale. Le vin s’est allongé, affiné, a évolué sur des notes d’agrumes, de gentiane, verveine, végétal mûr. </p>
<p>Dolcetto d’Alba 2009<br />
Commercialisé en 2011. Avec 12,8% d’alcool, c’est un millésime très mûr pour le cépage dolcetto, avec une acidité un pue plus basse que la moyenne. Les vignes sont situées sur les crus Pajé et Asili. De la fraîcheur, de la tendresse, des tannins très fins, un fruit croquant, des notes de myrtilles. Une belle rusticité. Environ 8000 bouteilles produites. </p>
<p>Barbera d’Alba 2004<br />
Vignes âgées de 15 ans situées en haut de la colline de Castiglione Falleto. Production de seulement 1500 bouteilles. Beaucoup de charme pour ce vin souple, doté d’une chair ample et d’un beau volume, empreint de fraîcheur. Un côté yaourt aux fruits rouges. Très bel équilibre à l’aération, de l’acidité, du mordant, du fumé. A la fois dense et digeste. </p>
<p>Langhe Rosso 2003<br />
Commercialisé en 2011. Issu des vignes de moins de 20 ans sur Barolo et Barbaresco. Robe rubis clair, notes d’agrumes, d’orange sanguine, superbe tenue entre tension et acidité. Une très belle matière savoureuse et juteuse, avec des tanins encore un rien accrocheurs en finale. Rien de chaleureux ni de confit dans un millésime qui, rappelons-le, n’a pas connu en Italie la même intensité de canicule qu’en France au mois d’août. </p>
<p>Barolo Vigna Rionda<br />
Luca Roagna achète depuis 2003 a totalité de raisins d’une parcelle de 1,24 ha, située au cœur de ce cru très réputé, situé sur le secteur de Serralunga. Cette parcelle historique, qui appartenait aux rois de Savoie, est aujourd’hui la propriété de Tommaso Canale, qui laisse Luca entretenir les vieilles vignes de 45 à 65 ans de ce cru aux sols lourds et un peu argileux. Quelques cuvées de Riserva sont à attendre dans les années qui viennent, lorsque Luca décidera de les commercialiser. Luca parle avec émotion d’un Vigna Rionda 1967 bu il y a quelques années, et tient ce cru comme un de ceux de Barolo possédant la plus grande longévité.</p>
<p>Barolo Vigna Rionda 2006<br />
Commercialisé en 2011. Mis en bouteille en septembre 2010, ce vin encore sur le fruit livre des notes de ronce, d’épices, dans des tonalités forestières. Bouche souple et suave, d’une grande fraîcheur, trame séveuse et droite, tanins virils, belle expression terrienne, entière, très sapide et élégant mais forte personnalité. </p>
<p>Barolo Vigna Rionda 2005<br />
Plus coloré que le 2006, il se montre aussi plus fermé. Dense, ferme et structuré, c’est un vin aux tains robustes, accrocheurs, plus anguleux et tendu que le 2006. Il évoque l’encre, le fer, la terre. Sa sève est impressionnante, une grande complexité est à venir. Energique, de vin à la belle austérité doit être attendu. </p>
<p>Barolo Vigna Rionda 2003<br />
Belle maturité, droiture, un caractère encore un peu réservé, de la retenue, allonge réglissée tanins en reliefs. Ferme, ramassé, il présente une pointe de sécheresse en finale. Actuellement dans une phase intermédiaire, il ne possède ni le charme du 2006 ni l’équilibre du 2005. </p>
<p>Barolo Vigna Rionda Riserva 2003<br />
Cacao Van Houten, texture poudreuse, cuir noble. De la sève, du moelleux mais chair burinée, tout en sève et intensité des vieilles vignes. Evolue sur les agrumes, race indicible, incroyables sensations tactiles. Un vin magique, un monument. Pas encore commercialisé en 2011. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira<br />
Ce vignoble de 4ha hectares a été acheté par les Roagna en 1989. Une partie des vignes, sur 1,5 ha, a té plantée en 1937, et certaines vignes plus anciennes sont encore plantées sans porte-greffe. Il faut dire que les sols sableux permettent une protection naturelle contre le phylloxéra. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira 2004<br />
Commercialisé en 2011. Des notes de ronce, de fumé, d’orange sanguin. Un vin très expressif, élancé et svelte, animé d’une vraie qualité vibratoire. D’une grande délicatesse tactile, ce superbe vin possède une grande allonge et une race évidente. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira 2003<br />
Une touche un peu confite annonce ce vin à la matière pleine et moelleuse, empreinte de sève, avec un alcool présent mais intégré. S’il ne possède pas la superbe finesse de grain du 2004, le 2003 a conservé beaucoup de sève et de tension. Enrobé, ce vin n’offre aucune sécheresse et exprime l’intensité des vieilles vignes (pas de cuvée Riserva produite en 2003). </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira 2000<br />
Des notes de fleurs séchées, une bouche déliée, à la superbe attaque élancée, patinée : une trame soyeuse, à l’acidité présente, une belle austérité en finale. Léger manque de profondeur et de densité en milieu de bouche. Un vrai charme mais un vin néanmoins sur le fil, qui s’apprête à évoluer sur des arômes tertiaires. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira Riserva 1997<br />
Commercialisé en 2009. Magnifique pureté et fraîcheur aromatique, notes minérales, du fer, caillou chaud, fruits secs. Tanins soyeux, trame ferme et élancée, austérité élégante et style réservé, complexe, digeste. Encore bien jeune, une petite merveille de distinction naturelle et de race. A l&#8217;aération, merveilleux nez de terre, humus, fraîcheur idéale, écorce d’agrumes. Grande expression de terroir, sapidité, époustouflant de noblesse. Profond, délié, exceptionnelle persistance. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira Riserva 1996<br />
Sera normalement commercialisé courant 2011. Ce vin a passé 12 ans en fûts de 225 litres. Seulement 600 bouteilles ont été produites. Très grande complexité aromatique, touches d’humus, de petits fruits, de cuir et d’épices. Profondeur exceptionnelle, grande droiture, profil froid et lumineux, aucune sécheresse, texture patinée tout en tension, remarquable de précision et d’intensité. Il présente plus de fraîcheur et de vigueur que le déjà superbe Riserva 1995. Evolue sur la menthe, le fumé, c’est un très grand vin, tout en sève, enthousiasmant parsa mâche et les sensations tactiles qu’il procure. </p>
<p>Barolo La Rocca &#038; La Pira Riserva 1995<br />
Commercialisé en 2010. Sublime vin au nez très frais, complexe, sur la menthe fraîche, le minéral, eau de terre. La bouche est nerveuse, sur le fruit, intense et très profonde, encore très jeune et incisif. Pas encore tout à fait prêt, c’est un vin magnifique, de très haute volée, d’une rare distinction.</p>
<p>Barbaresco Montefico<br />
Parcelle de 0,24 ha, sol de marnes bleues en exposition sud-est. Vigne de 50 ans d’âge hérité des grands parents. Seulement 1200 bouteilles produites, 2004 est le premier millésime vinifié séparément.</p>
<p>Barbaresco Montefico 2005<br />
Commercialisé en 2011. Très belle expression de fruit, cerise et fruits noirs, myrtilles. La bouche est suave, juteuse, d’une magnifique fraîcheur, profil scintillant, très croquant mais minéral en même temps. Moelleux, délicat, très séduisant et immédiat. Un vin irrésistible.</p>
<p>Barbaresco Asili<br />
Parcelle de 0,22 ha, sols plus calcaires, en exposition sud-ouest. Vigne de 50 ans d’âge hérité des grands parents. Seulement 1200 bouteilles produites, 2004 est le premier millésime vinifié séparément.</p>
<p>Barbaresco Asili 2005<br />
Commercialisé en 2011. Arômes primaires de fruit d’une extraordinaire expressivité, fruits noirs et bleus : Vin très précis, intense, aérien, plus complexe que le Montefico. Très belle acidité, éclat du fruit, superbe fraîcheur. Encore juteux, caractère pulpeux, déjà délicieux, salin, minéralité enfouie. Allonge somptueuse, un vin envoûtant, qui vaut bien des grands crus de Bourgogne. Le coup de cœur de la dégustation. </p>
<p>Barbaresco Pajé<br />
Cette parcelle de 2 hectares, en amphithéatre exposé sud-ouest à 250 mètre d’altitude, se compose de vignes ayant en moyenne 45 ans. La partie du milieu, soit environ 1 hectare des plus vieilles vignes, entre généralement dans la cuvée Riserva.</p>
<p>Barbaresco Pajé 2004<br />
Commercialisé en 2011. Nez subtil, lumineux,éclat de roche, orange sanguine, cacao, graphite. Vin vif, tonique, plein d’énergie, très bel équilibre et allonge, grande harmonie et équilibre. Encore très jeune et éclatant, minéralité très marquée. </p>
<p>Barbaresco Pajé 2003<br />
Du gras, fruit suave, très mûr et pulpeux, grenade. Grain poudreux, très fin et minéral, acidité et tanins sont admirablement couplés. Le fruit est toutefois un peu mat par rapport au 2004.</p>
<p>Barbaresco Pajé 1999<br />
Robe pâle, nez désarmant de franchise et de finesse, fruit pur et vibrant. Fraîcheur idéale, acidité désaltérante, trame svelte et aérienne, soyeux des tanins. Vin raffiné, délicat, digeste, merveilleuse élégance non apprêtée et naturel d’expression irrésistible. </p>
<p>Barbaresco Pajé Riserva 1999<br />
Commercialisé en 2011. Vin mis en bouteille en 2009; Nez de cacao, poudre Van Houten, fèves ; A besoin d’aération. Matière ample, kirschée, pulpe de fruit, cerise confite. Vin buriné, profond, magnifique douceur en finale. Mérite encore de vieillir, très ferme, encore sur la réserve. Très réglissé, vigueur enfouie, un rien monolithique à ce stade. </p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé<br />
0,5 ha : les vignes de 65 ans issues de la partie supérieur du cru sont parfois isolées et vinifiées à part dans les meilleures années, et la décision finale se prend à la moitié de l’élevage. </p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé 2001<br />
Commercialisé en 2011. Mis en bouteille en septembre 2010. Incroyablement frais, encore sur les arômes primaires. Caractère sauvage, ventilé, matière admirablement veloutée, sans aspérités, menthol et minéral combinés. Vin tout en densité, extraction et fraîcheur, floral et élancé, merveilleuse race et persistance. Très salin, s’est construit sur les tanins des pépins. Vin très intégré, grande élégance naturelle. 1200 bouteilles et 120 magnums produits seulement. </p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé 1999<br />
2400 bouteilles et 240 magnums produits. 8 années d’élevage en barriques, 2 années en bouteille. Robe plus sombre que celles des autres vins du domaine, nez réservé, austère, complexe, cerise noire, noyau, épices, sublime intensité. La bouche est ample, moelleuse, à la structure enfouie. Les tanins sont abondants, croquants, amples, d’un équilibre idéal. Il possède l’évidence des très grands vins, et un très grand potentiel d’évolution. </p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé 1988<br />
Fraîcheur cacaoté, végétal noble, noyau, humus, forestier, terre de bruyère. Matière vigoureuse, encore compacte à l’ouverture, beaucoup de profondeur, tanins une peu raides, le terroir est apparent. Aucun signe de fatigue mais la chair et la structure semblent un peu dissociées, ce que l’aération doit corriger. Vin vitaminé, orange sanguine et jus de tomate après environ une heure dans le verre. Remarquable, issu d’une année difficile.</p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé 1982<br />
Robe orangée, nez fumé, havane, herbes, camphre, onguent, un peu médicinal, fruit confit, goudron, grillé. La bouche s’avère souple, élancée et mûre, svelte, avec du muscle : un vin encore ferme, mais qui évolue à l’aération. Un rien sec et crispé toutefois. </p>
<p>Barbaresco Crichet Pajé 1978<br />
Notes de fumé, de café, de moka, chicorée, tourbe, origan. Matière droite, serrée, encore ferme, toucher de bouche délicat, acidité impressionnante, qui porte le vin. Caractère de réduction tourbée à l’ouverture mais très belle tenue pour son âge, superbe fraîcheur, belle évolution aromatique. Le lendemain, le vin se montre très fondu et harmonieux, ample et frais, totalement épanoui et savoureux, et a retrouvé son équilibre inné. Un grand vin. </p>
<p>Barolo Chinato<br />
Constitué de Barolo 2001 agrémenté de 33 herbes et épices : quinine, quinquina, badiane, clou de girofle, anis, gentiane, cannelle, etc….</p>
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		<title>What is and where is Terroir ?</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Octobre 2005
Terroir has for a long time been a much-debated issue among many scientists, journalists and experts, because it refers to some intangible and fugitive sense of place.  Terroir as a whole could be described as the sum of factors related to a single vineyard, which can be listed as follow : soil, subsoil, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Octobre 2005</p>
<p>Terroir has for a long time been a much-debated issue among many scientists, journalists and experts, because it refers to some intangible and fugitive sense of place.  Terroir as a whole could be described as the sum of factors related to a single vineyard, which can be listed as follow : soil, subsoil, location and aspect (relief, temperature and climatic conditions), and more elusive elements such as local practices (viticulture, cultural habits) and wine growers&#8217;s interferences in all these aforementioned factors.</p>
<p>It is rather easy to understand how a specific type of soil can affect the growth of the vine and the taste of the wine : just like other plants or vegetables, vine perform better in one soil type as opposed to another. For example, south-facing sun-drenched slopes, quickly drying soils and the benefit from the nearby river explains a lot about the quality of german Mosel wines. Subsoil can provide essential minerals when the vines are deeply rooted. <br />
Besides all these geographical aspects, terroir is also related to tradition : ancient wine growers fully acknowledged that the quality of a wine coming from specific vineyard could be much better than others. On the basis of these comparisons Burgundy has established its present classification, and the Grands Crus today are located on the very best terroirs of Côte de Beaune and Côte de Nuits. <br />
Local practices can have a strong influence on terroir. Such is the case in Banyuls, Roussillon, where reshaping precipitous schist slopes with dry-stone walls so that the vines could take root create an new environment : walls protect from sea winds, and act as a deterrent against the erosion. <br />
 Knowing that men have brought down cartloads of earth from the mountaintop on the burgundian vineyard of Romanée-Conti during the 18th century should remind us what terroir is not : 100% &#8216;natural&#8217; and defined once and for all. </p>
<p>&#8216;Let the terroir speak&#8217; is something that so many wine  growers do repeat, and it has now been so commonly heard. &#8216;Gout de terroir&#8217; is actually recognizable, as long as non-interventionist winemaking is the rule. The slightly smoky, wild and blackberry bush aromas that most Latricières-Chambertin have is a true signature of terroir, which most Latricières producers are looking for. <br />
Most producers in old viticultural regions like Burgundy deeply believe in this sense of place, and praise terroir as it should be wine&#8217;s overwhelming quality, no matter what the grape variety or vinification process is. The true personality of a wine always proceed from terroir. </p>
<p>It has been said, rather jokingly, that terroir can be an excuse for bad winemaking. Everyone will agree that terroir is always disparaged when unscrupulous and lazy producers are at work.  But the very idea of terroir has sometimes been vehemently denied. This was the case when some oenologists from The Davis University, California, as well as some Australian winemakers openly claimed that terroir should be undeceived and meaningless when it comes to &#8216;modern&#8217; winemaking. Why should a marketing mostly based on grape variety show respect for such an old-fashioned and often obscure concept as &#8216;terroir&#8217; ?  A decent manufactured and branded wine can be produced almost anywhere today, whereas a truly great wine will always reflect its terroir. </p>
<p>All terroirs cannot be assessed on the same level : we have to admit that some are of much better quality than others. Wines without much sense of terroir definitely require other selling points. <br />
Yet thanks to patience, observance and tradition handing down, in some places terroir will slowly become part of the cultural inheritance of wine growers, even in new viticultural areas. One has to remember that a process which took centuries in Burgundy or in the Reinghau and contributed to build their reputation simply cannot be repeated faster.</p>
<p>So where is terroir ? Certainly located in places from which today&#8217;s best wines come from, where proofs of its existence are so obvious. Tradition is paramount : Europe, of course, and also places like Constantia, in South Africa, where there is such a long track record. Montrachet, Hermitage, Barbaresco San Lorenzo, Coulée de Serrant, to name but a few, are the epitome of terroir&#8217;s majesty. But this would be too simple : Throughout the whole world, some great terroirs probably exist which have never been discovered so far. Exhaustive inventory is far from being drawn up and this task constitutes a fascinating challenge for pioneers in the years to come.           <br /> <br />
One certainly has to mention relatively new viticultural regions such as Chile or Oregon, but other ones such as Languedoc, Southwest of France, Sardegna or Slovenia, where vine has been cultivated for centuries, still have to uncover great unknown terroirs. Most of today&#8217;s best wines from the Roussillon did not even exist 10 years ago, and they do express a sense of terroir : Gérard Gauby&#8217;s Le Soula Vin de pays des Fenouillèdes white wine saw its first release in 2000, with its unusual blend of Sauvignon, Grenache blanc and Chenin. The wine possesses a very impressive mineral character, whith limestone soil retaining the acidity, while high altitude (500m) brings freshness to the fruit through a very slow maturation process. It is actually more reminiscent of a first-class white burgundy, and there is no other similar wine in the Roussillon. Gauby actually thinks that there may be others hidden jewels like this to unearth in the area. </p>
<p>If almost every aspect of terroir responsible for quality can be defined, it is still impossible to define why a certain wine coming from a certain terroir will bear such specific personality. It is precisely because of this mystery that terroir must be defended against standardization. Diversity would be under threat, according to &#8216;terroirists&#8217;. <br />
As Randal Grahm, a well-known California winemaker and believer of terroir once stated,<br />
&#8216;The discovery of terroir in a wine constitutes a meditation for the winemaker as well as for the wine drinker.&#8217; May this meditation remain intact for years to come&#8230; </p>
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		<title>Why are french people not showing more interest in foreign wines ?</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Less that 4% of wines consumed in France are non-french. What are the explanations ? Patriotism has nothing to do with little consumption of foreign wines in my opinion.
Education and limited offerings certainly have. 
Having recently started importing Italian wines in France, let me tell you that I am convinced that things are slowly but [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Less that 4% of wines consumed in France are non-french. What are the explanations ? Patriotism has nothing to do with little consumption of foreign wines in my opinion.<br />
Education and limited offerings certainly have. </p>
<p>Having recently started importing Italian wines in France, let me tell you that I am convinced that things are slowly but surely starting to change. French people are starting to understand that some great wines are produced in Italy and Spain; but what amazes me is the lack of visibility of German and Austrian wines. <br />
New World Wines are still considered as curiosity, but more and more when invited by people hardly knowledgeable about wines you can be served unexpected stuff such as Chilean Pinot Noir, as it happened to me this WE in Paris.<br />
And the person who poured the glass did not care for Burgundy or anything, but was just plainly satisfied of having found a decent fruit-forward modern wine for less than 5 &#8216; : very difficult indeed to find a drinkable french wine under this price level these days. </p>
<p>As it is often said, younger generations are definitely more curious and open-minded, and I understand the theory according to which you have to get to know french wines well enough before you start being interested in foreign wines. But diversity is the main point : Too many french wine enthusiasts feel compelled to get comprehensive knowledge of a style of wine or a region before movin on to another, which is sad in a way because it creates some sort of monomaniacal consumption.<br />
You can love Jura and Jurançon but why would you have to discover these before Piemont or Mosel or Priorat ? No one shoulf feel obliged to respect some order of precedence when it comes to experiencing fine wine. </p>
<p>The major problem is lack of education, and also the absence of some authoritative french wine critic who would reach a wider audience and review foreign wines. French medias are extremely conservative when it comes to wine, nedless to say that very few journalists show interest for foreign wines. </p>
<p>Two different niche markets for foreign wines exist today in France : </p>
<p>-one for the simple, fruity and well-marketed everyday wines, mostly from the New World, that can offer better quality for the money than most simple wines available at retail. The regular Bordeaux, Beaujolais or Vin de pays from Languedoc are being challenged by the likes of Gallo or Gato Negro from Chile, simply because they offer better quality for the money and will meet most consumer&#8217;s demand. </p>
<p>-the other one for high-end, very best fine foreign wines. It is sad that 99% of french wine lovers know nothing about the wines of France neighboring producers such as Sandrone, Giacomo Conterno, Telmo Rodriguez, Nigl, Dönnhof or Dr Loosen, to name but a few.</p>
<p>I am convinced that you can create demand by introducing carefully selected wines that you love, and thus have a word-to-mouth effect in France.<br />
How can you hope generating interest when you have only 3 or 4 importers specialized in boutique foreign wines in the country ? We need more of them ! </p>
<p>And even if their foreign wines section is very small compared to what you will get other countries, some wine shops in France do have some good selection : of course Lavinia in Paris, but also Les Grandes Caves (5 shops now in Paris), and some stores in major cities of France&#8230;</p>
<p>Conducting tastings and educating people is the key.</p>
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		<title>L&#8217;Avenir (Stellenbosch) , ici, le futur est français</title>
		<link>http://www.oenotropie.com/fr/carnets/?p=263</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:29:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[l'avenir]]></category>

		<category><![CDATA[Stellenbosch]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Stellenbosch 
Superficie : 70 hectares, dont 52 de vignes
Niché au pied de la montagne du Simonsberg, L&#8217;avenir est situé à 5 km au nord de Stellenbosch. D&#8217;après les normes sud-africains, il s&#8217;agit d&#8217;une petite exploitation viticole, quand les fermes de 4000 ha avec 200 ha de vignobles sont monnaie courante.
Ici, pas de terrain [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Stellenbosch <br />
Superficie : 70 hectares, dont 52 de vignes</b></p>
<p>Niché au pied de la montagne du Simonsberg, L&#8217;avenir est situé à 5 km au nord de Stellenbosch. D&#8217;après les normes sud-africains, il s&#8217;agit d&#8217;une petite exploitation viticole, quand les fermes de 4000 ha avec 200 ha de <b><b>vignoble</b></b>s sont monnaie courante.<br />
Ici, pas de terrain de polo ou de luxe tapageur : la vigne, les bâtiments d&#8217;exploitation, et une guesthouse intime, de style un peu seventies, avec juste 9 chambres confortables, disposées autour d&#8217;une piscine. <br />
A l&#8217;image de presque tous les domaines, la propriété est d&#8217;un seul tenant, avec les vignes situées sur différentes expositions, permettant de cultiver une dizaine de cépages différents. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/L'avenir.jpg"></div>
<p>L&#8217;Avenir, comme bon nombre de wineries, a été constitué et conçu en 1992, à l&#8217;époque où la fin de l&#8217;apartheid a permis à l&#8217;Afrique du Sud de s&#8217;ouvrir sur le monde et d&#8217;envisager à juste titre un futur prometteur.<br />
Malade depuis quelques années, l&#8217;ancien propriétaire, Marc Wiehe, a décidé de vendre en 2005. Son associé, le winemaker sud-africain François Naudé, descendant de Huguenots (les français émigrés au Cap au XVIIème et XVIIIème siècle, fuyant les persécutions religieuses), s&#8217;est résolu à contre-c&#8217;ur à prendre sa retraite.  Il aurait bien repris la gestion du domaine à son compte, mais les <b>investissements</b> nécessaires pour moderniser la propriété sont lourds.  </p>
<p><b>Le nouveau propriétaire est français, il s&#8217;appelle Michel Laroche. </b>En octobre 2005, la nouvelle de son acquisition de 51% des parts était rendue publique. <br />
A son instigation, un jeune winemaker sud-africain, <b>Tinus Els</b> (photo ci-dessous), est arrivé en septembre 2005. </p>
<p>Avant de rejoindre L&#8217;Avenir, Tinus Els était « flying-winemaker » ; diplômé d&#8221;nologie et de viticulture en Afrique du Sud, il a voyagé à partir de 1999 pour vinifier un peu partout pour le compte de divers employeurs, en France (Bordeaux, Minervois), en Espagne, en Amérique du Sud. C&#8217;est au Chili, début 2005, qu&#8217;il rencontre Julian Grapp, le winemaker local de Viña Punto Alto, propriété de Michel Laroche. Tinus entre alors en contact avec le français, qui lui offre l&#8217;opportunité de retourner en Afrique du Sud pour y mener ses premières vinifications. Il accepte aussitôt avec enthousiasme. </p>
<p>Que va faire Laroche à L&#8217;Avenir ? Dans un premier temps, imposer son identité marketing : rajeunir les étiquettes, apposer son nouveau logo sur des vins vinifiés par l&#8217;ancienne équipe mais dont la qualité sera validée par la nouvelle, et intégrer ces vins dans la gamme de plus en plus large de son petit empire. Des bouteilles plus lourdes en verre foncé ont été retenues pour les meilleures cuvées, et des capsules à vis sont prévues pour les vins d&#8217;entrée de gamme, particulièrement les blancs car les consommateurs y sont plus tolérants. </p>
<p>Mais L&#8217;Avenir a également grand besoin d&#8217; investissements dans son outil de production, prévus à partir de septembre 2006.<br />
Tout les bâtiments et installations techniques datent de 1992, et si les standards d&#8217;il y a une quinzaine d&#8217;années permettent toujours d&#8217;effectuer un travail correct, aucune innovation n&#8217;a été apportée depuis  : les achats d&#8217;une table de tri pour réceptionner la vendange, d&#8217;une ligne d&#8217;embouteillage, et la construction bâtiment climatisé pour le stockage des bouteilles avant commercialisation sont ainsi planifiés prochainement. </p>
<p>Le vignoble doit également faire l&#8217;objet d&#8217;investissements importants :  Une irrigation moderne, c&#8217;est-à-dire au goutte-à-goutte, est indispensable. Le coût est considérable : imaginez l&#8217;installation de canalisations et de tuyaux au pied de chaque rang de vignes sur plus de 50 hectares&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;irrigation en place est dite « additionnelle » : une fois par jour, en période de chaleur, des ouvriers branchent des jets d&#8217;eaux tout les 6 ou 8 rangs de vignes, et arrosent les vignes en pleine chaleur&#8217;.autant dire que le traitement fait parfois plus de mal que de bien ! Pour résumer, une irrigation au goutte-à-goutte devrait permettre plus de volume (contrôlable grâce aux vendanges vertes), mais surtout une meilleure acidité des raisins, plus d&#8217;équilibre et de maturité des tanins. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Irrigation-avenir.jpg"></div>
<p>Autre souci, le mauvaise état du matériel végétal. La gestion des vignobles laisse à désirer, et plusieurs parcelles sont atteintes de maladies. Certains cépages affectés de virus du leafroll, comme les cabernet franc, devront bientôt être arrachés. Clones de piètre qualité ou virus endémiques, une réponse à ces problèmes devra rapidement être trouvée. </p>
<p>Tout juste arrivé, Tinus Els a juste eu le temps de comprendre, d&#8217;observer, de faire ses premiers choix de management et de viticulture (éclaircissage, vendanges en vert) Il s&#8217;est attaqué avec entrain à la vendange le 13 janvier 2006, prévue sur 6 semaines, en raison des décalages de maturité des différents cépages. Avec une main d&#8221;uvre abondante et bon-marché, vendanger à la main n&#8217;est pas un problème. Par sécurité et pour plus de flexibilité, la moitié des raisins sont toujours récoltés à la machine.</p>
<p><b>L&#8217;Avenir ne manque pas d&#8217;atouts</b> : d&#8217;après Tinus Els, « Michel Laroche est conscient des efforts nécessaires mais le jeu en vaut la chandelle. Il mettra en avant les meilleurs vins du domaine, les chenin blanc et pinotage, qui ont toujours fait la réputation de l&#8217;Avenir. Pour ces cépages, on peut raisonnablement parler de terroir à la propriété. Nous irons dans le sens d&#8217;un style plus fruité, moins boisé, en phase avec les attentes du consommateur ». </p>
<p>L&#8217;Avenir est une winery traditionnelle qui se modernise et regarde vers l&#8217;Europe. Depuis la France, on aurait volontiers imaginé Laroche miser en Afrique du Sud sur un chardonnay au boisé luxueux, mais il semblerait que les stéréotypes aient fait long feu. </p>
<p>Selon Tinus Els, « le rachat par Michel Laroche va permettre à l&#8217;Avenir de gagner en visibilité commerçiale, ce qui est très important ». 70% des vins étaient auparavant déjà commercialisés à l&#8217;export, nulle doute que cette présence va se renforcer. </p>
<p><b>Vins dégustés </b>: (Ces vins sont ceux proposés en février 2006 au domaine. Tous les vins sont fermentés avec des levures exogènes, les rouges subissent 3 ou 4 soutirages et une légère filtration avant la mise) :<br />
-<b>Sauvignon blanc 2005 *** (12)</b><br />
Un peu d&#8217;acide malique ajouté avant la mise en bouteille. Nez assez fin, le côté variétal n&#8217;est pas trop marqué. Assez court et simple. <br />
-<b>Chenin 2005 **** (14)</b><br />
15% de fût de chêne utilisé. Nez discret, bouche au fruit expressif, abondant, bonne concentration et équilibre d&#8217;ensemble. <br />
-<b>Chardonnay 2004 ***/* (13)</b> <br />
Vin élevé en fûts de chêne, dont 20% neuf. Caractère tropical, style très mûr, assez lourd. Boisé marqué en finale. <br />
-<b>Stellenbosch classic 2004 **** (14,25)</b> <br />
Assemblage de cabernet-sauvignon (69%), Merlot (11%), cabernet franc (11%) et pinotage (9%), élevé 14 mois en barriques. Nez assez frais, petits fruits rouges. Bouche assez suave, fruit rond et mûr, bonne matière, tannins doux un peu secs en finale. L&#8217;équivalent sud-africain d&#8217;un Bordeaux de bonne facture, avec la personnalité du pinotage en plus. <br />
-<b>Cabernet-Sauvignon 2003 ***/* (13)</b><br />
Elevage de 14 mois en fûts de chêne, dont 70% de neufs. Nez marqué par le chocolat, bouche juteuse, fruit savoureux, tanins secs, un peu verts. Tannique, assez serré. Manque un peu d&#8217;équilibre et de finesse. <br />
-<b>Pinotage 2004 **** (14,5)</b><br />
Elevage de 12 mois en fûts de chêne, dont 50% de neufs. Beau nez intense de fruits rouges et noirs mûrs et épicés. De la fraîcheur, texture assez raffinée en bouche, bon équilibre, tannins doux et fins. Bon vin assez élégant, long. <br />
-<b>Grand Vin Pinotage 2004 ****/* (15,5)</b><br />
Elevage de 14 mois en fûts de chêne neufs. 5000 bouteilles seulement. L&#8217;étiquette annonce « Old Bushvines » (vieux pieds de vigne en buisson, c&#8217;est-à-dire non palissés) ; Les vignes n&#8217;ont que 15 ans, ce qui passe pour âgé en Afrique du Sud, compte tenu de leurs durées de vie très courtes. Nez intense, réglisse, fruits noirs, notes un peu florales. Bouche pleine de sève, concentrée, profonde et dense, tanins abondants. Bois neuf très bien intégré. Belle longueur. Grande personnalité, très original. </p>
<p><b><u>En résumé </u></b>: Indiscutablement, les deux pinotage sont ici les meilleurs vins. Avec celui de Grangehurst, ce sont d&#8217;ailleurs les meilleurs exemples de ce cépage qu&#8217;il m&#8217;ait été donné de déguster. Le reste de la gamme est beaucoup plus banal, et offre peu d&#8217;intérêt. Les changements annoncés devraient permettre d&#8217;obtenir une meilleure qualité de raisin, tant à la vigne qu&#8217;en cuverie. </p>
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		<title>Meerlust /The Foundry (Stellenbosch) , de bons vins autrefois, de grands vins à venir</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[Foundry]]></category>

		<category><![CDATA[Stellenbosch]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Stellenbosch 
Superficie : 400 hectares , dont 110 de vignes 
Meerlust est situé à 15 km au sud-ouest de Stellenbosch en direction du Cap. Classés monument historique, les bâtiments de la ferme, fondée en 1693, accueillent toujours la famille Myburgh, propriétaires depuis la 8ème génération (1756), ce qui est exceptionnel. Le vignoble couvre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Stellenbosch <br />
Superficie : 400 hectares , dont 110 de vignes</b> </p>
<p>Meerlust est situé à 15 km au sud-ouest de Stellenbosch en direction du Cap. Classés monument historique, les bâtiments de la ferme, fondée en 1693, accueillent toujours la famille Myburgh, propriétaires depuis la 8ème génération (1756), ce qui est exceptionnel. Le vignoble couvre 110 hectares, principalement sur une très beau coteau exposé au sud dont les sols offrent une excellente résistance à la sécheresse. Cet emplacement bénéficie de la fraîcheur des brises de l&#8217;océan, distant de moins de 5 km. </p>
<p>Meerlust est une propriété très respectée à Stellenbosch. Le vin d&#8217;assemblage du domaine, <b>Rubicon</b>, est considéré comme un trésor national et sans doute l&#8217;un des plus grandes cuvées du pays.</p>
<p><b>Qu&#8217;est ce que le Rubicon</b> ? En vacances en France au début des années 70, Nico Myburgh, le père du propriétaire actuel, découvre que le terroir bordelais est assez similaire à celui existant à Meerlust : proximité de la mer, climat distinct, sols d&#8217;argiles et de granit décomposé. A son retour, il se met à imaginer un assemblage de type bordelais qui exprimerait les caractéristiques de Meerlust plus justement que les vins monocépages, alors la norme dans le pays. En 1980, après plusieurs années d&#8217;expérimentations, le premier millésime du nouveau vin est crée, assemblage de cabernet-sauvignon (70%), de merlot (20%) et de cabernet franc (10%) dans des proportions amenées ensuite à varier de plus ou moins 5% suivant les années.<br />
 Un nouveau style de vin voit le jour en Afrique du Sud, copieusement imité depuis. Conscient d&#8217;avoir franchi une frontière et modifié la perception du vin rouge en Afrique du Sud, Nico Myburgh nomme ce vin « Rubicon », d&#8217;après le fleuve franchi par Jules César avant d&#8217;entrer à Rome avec ses armées en 49 avant JC. <br />
Jusqu&#8217;en 2003, les vins étaient vinifiés par un italien, Giorgio Dalla Cia, personnage truculent et haut en couleur du paysage local qui officiait à Meerlust depuis 25 ans. Depuis janvier 2004, Chris Williams, 35 ans, assistant depuis 1999 au domaine, a repris les rênes et est devenu le nouveau « cellarmaster » (maître de chai). </p>
<p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Chris-Williams.jpg"></div>
<p>Humble et réfléchi, <b>Chris Williams </b> (photo ci-dessus) explique simplement le défi qu&#8217;il relève : « A Meerlust, nous nous efforçons de découvrir, d&#8217;accentuer et de capturer la vraie personnalité de nos vignobles dans nos vins. Nous sommes persuadés que cela passe par une meilleure adaptation des cépages aux types de sols, par une viticulture attentive, des rendements maîtrisés, un âge plus élevé de nos vignes, une sélection des raisins et une vendange à bonne maturité. En cuverie, nous recherchons surtout à réduire nos interventions, à employer des méthodes traditionnelles, à valoriser l&#8217;assemblage et à respecter le temps nécessaire à l&#8217;épanouissement du vin ». <br />
La production annuelle est d&#8217;environ 25 000 caisses, soit 300 000 bouteilles. 50% des vins sont exportés, principalement en Grande-Bretagne, aux USA, dans les pays scandinaves. Le prix des vins à la propriété varie de 100 à 230 rand ( 16 à 38 &#8216;). </p>
<p>Sous le nom de « <b>The Foundry</b> », Chris Williams a débuté en 2001 une petite activité de négoce, qui commercialise quelques 15 000 bouteilles. Les raisins sont achetés à des vignerons dont Chris suit le travail. Il s&#8217;occupe ensuite de tout, de la vinification à la mise en bouteille. L&#8217;idée est de travailler avec des cépages qui ne sont pas présents à Meerlust, mais aussi d&#8217;essayer progressivement d&#8217;identifier des terroirs, en sélectionnant des vignobles marqués par leur emplacement (coteaux, qualité particulière du sol, etc&#8217;). La philosophie est non-interventionniste, les fermentations avec des levures indigènes, et des macérations longues. Chris considère que la syrah a un énorme potentiel en Afrique du Sud : « mais on commet beaucoup d&#8217;erreurs en cherchant les extractions, la matière et la concentration : la syrah doit être traitée comme le pinot noir, tout en finesse. Alors, nous pourrons rivaliser avec les vins du Rhône ». </p>
<p><b>Vins dégustés </b>:<br />
-<b>Chardonnay Meerlust 2003 ***/* (13,25)</b><br />
Fermentation et malolactique en barrique, élevage de 12 mois en fûts de chêne français neuf à 60%. Rendements de l&#8217;ordre de 40hl/ha. Nez marqué par des notes de noisettes grillées, et des arômes beurrés, crémeux, assez riches. Bouche grasse, du volume, manque de fraîcheur. Finale un peu épicée. Style opulent, assez démonstratif, pointe oxydative sans doute non désirée. Elevage trop poussé et long. <br />
-<b>Pinot Noir 2001 Meerlust ***/* (13)</b><br />
Raisins non égrappés. Elevage de 18 mois en fûts de chêne français neufs de l&#8217;Allier (toasté appuyé, grain serré). 3 ans de maturation en bouteille avant commercialisation.<br />
Très belle robe sombre. Le nez exprime du cuir, des notes viandées, un peu musquées,  et d&#8217;autres plus tertiaires de l&#8217;humus et des épices. La bouche est assez moelleuse, la texture ferme et dense, les tanins sont assez marqués avec une certaine verdeur marquée en finale (goût de rafle, toasté prononcé). L&#8217;ensemble manque de fraîcheur, paraît un peu évolué. 14% d&#8217;alcool. <br />
-<b>Pinot Noir 2004 Meerlust ****/* (15,75)</b><br />
Vinification réalisée par Chris Williams. Quelques évolutions : Raisins égrappés. Elevage de 15 mois en fûts de chêne français neufs de l&#8217;Allier (toasté moyen, grain serré). Sera commercialisé dans le courant de l&#8217;année 2006, soit après seulement 2 ans de vieillissement. Parcelle de pinot noir plantée sur un sol de granite décomposé avec de l&#8217;argile. Robe sombre, Nez intense et frais, petits fruits, note florale, assez élégant et fin. En bouche, le fruit est éclatant et pur, la texture soyeuse, élancée, le style est généreux et a considérablement gagné en naturel d&#8217;expression et en finesse. Vin complet, excellent. Potentiel de garde de 6 à 8 ans. 13,8% d&#8217;alcool. <br />
-<b>Red 2002 Meerlust **** (14,5)</b><br />
Les millésimes non-retenus pour la production du Rubicon donnent naissance à ce vin. L&#8217;assemblage se compose de cabernet-sauvignon (70%) et de merlot (30%). Fermentation séparée et malo en fûts de chêne français neufs, élevage pendant 12 mois.<br />
Robe moyennement foncée, nez assez épicé, cassis, pointe minérale. Beau fruit pur en bouche, vin profond, ferme, acidité assez marquée qui apporte de la fraîcheur. Tanins fins, de la longueur. Très joli vin à boire sur le fruit et la fraîcheur. <br />
-<b>Merlot 2001 Meerlust **** (15)</b><br />
Fermentation et malolactique en cuves de béton. Elevage de 18 mois en fûts de 300 litres de chêne français neufs de la forêt de Nevers. Vieillissement de 2 ans en bouteille avant commercialisation.<br />
Robe très intense et profonde. Superbe nez expressif et complexe, prunes, fruits noirs, myrtilles, épices, clou de girofle. La bouche présente beaucoup de richesse et de générosité, un caractère très plein et charnu, très opulent, mais séduisant. L&#8217;élevage est très peu perceptible, parfaitement intégré. Ce vin appelle une viande grillée, on l&#8217;imagine à table. Finale assez longue, beau potentiel d&#8217;évolution sur 10 ans. Vin généreux dont l&#8217;équilibre n&#8217;a pas totalement sû éviter la surmaturité, mais qui trouvera d&#8217;ardents défenseurs. <br />
-<b>Rubicon 2001 Meerlust ***** (16,5)</b><br />
Fermentation séparée des différents cépages en cuves acier pendant 10 jours. Assemblage après fermentation malolactique dans une proportion de 70% de cabernet-sauvignon, 15% de merlot et 15% de cabernet franc. Elevage pendant 18 mois en fûts de chêne français de l&#8217;Allier, neufs à 80% et 20% d&#8217;un vin. Vieillissement de 2 ans en bouteille avant commercialisation.<br />
Robe sombre, très noire. Nez très expressif et intense, cassis, réglisse, cerises noires, pointe de terre et de cigare. La bouche possède un caractère riche et très profond, une acidité importante, beaucoup de muscle  et de concentration enveloppée dans un fruit mûr et ferme, une élégance naturelle évidente et une superbe qualité de tannins. Encore sur la réserve, très long, capable d&#8217;évoluer avec bonheur sur 15 ans. Si la structure est indéniablement bordelaise, la richesse aromatique, l&#8217;acidité et le fruit musclé évoquent l&#8217;Italie. Excellent vin, personnalité affirmée. </p>
<p>-<b>Viognier 2005 The Foundry **** (14,75)</b><br />
Issus de raisins achetés dans la région de Wellington. Elevage pendant 5 mois en barriques d&#8217;un ou deux vins. 20% des barriques ont effectuées leur fermentation malolactique. Mise en bouteille avec capsule à vis Stelvin.<br />
Grande finesse aromatique, caractère floral et frais. Bouche ample et suave, fruit pur et frais, style moderne, assez ambitieux, très réussi. 5 gr de sucre résiduel apportent de la douceur et une finale un peu tendre. <br />
-<b>Syrah 2003 The Foundry ****/* (15,75)</b><br />
Elevage de 17 mois en barriques, dont seulement 10% de neuves. Très beau nez fin, floral et pur, d&#8217;une grande fraîcheur et élégance, évoque les meilleurs vins du Rhône septentrional. Bouche à la texture très suave et raffinée, subtilement oxygénée (un peu de micro-oxygénation utilisée). Tannins très soyeux, élégants et délicats. Très séduisant, style naturel et privilégiant la finesse. Les vignes sont très jeunes, le vin gagnera à l&#8217;avenir en longueur et en fermeté en milieu de bouche. Très prometteur. Le 2004 à venir contient un petit peu de viognier. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Meerlust.jpg"></div>
<p><u><b>En résumé </b></u>: de beaux vins sont nés à Meerlust. Cependant, à mon avis les vins produits avant 2004 sont surestimés, vinifiés dans un style traditionnel avec des élevages trop longs, un début d&#8217;oxydation du fruit. Le changement de maître de cave est du meilleur augure : Le pinot Noir 2004 est extrêmement prometteur, et reste le meilleur pinot noir sud-africain dégusté avec celui de Hamilton Russell. Le merlot à un potentiel considérable si on évite la surmaturité. Rubicon est un vrai grand vin, entier, profond et riche de multiples facettes. Intuitif, humble, passionné, rigoureux, Chris Williams possède toutes les qualités, trop rares, des vignerons les plus talentueux. Nul doute qu&#8217;il saura faire évoluer les vins de Meerlust vers de nouveaux sommets (fruit plus éclatant, élevages plus courts et plus judicieux pour gagner en fraîcheur et en finesse, naturel d&#8217;expression encore accru), comme le montre déjà l&#8217;évolution du pinot noir&#8217;.<br />
Et ses vins (The Foundry) montrent la voie à suivre pour les vignerons ambitieux désireux de s&#8217;essayer à de nouveaux cépages.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Boeckenhoutskloof (Franschhoek) , la syrah dont on parle</title>
		<link>http://www.oenotropie.com/fr/carnets/?p=259</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[Boeckenhoutskloof]]></category>

		<category><![CDATA[Franschhoek]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Franschhoek 
Production : 1,5 millions de bouteilles en 2005

Marc Kent a crée en 1993 ce domaine (dont le nom est celui d&#8217;une espèce d&#8217;arbre, très prisé par les artisans locaux pour la réalisation de chaises au XVIIIème, qui figurent sur l&#8217;étiquette), merveilleusement situé tout au fond de la vallée de Franschhoek, dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Franschhoek <br />
Production : 1,5 millions de bouteilles en 2005</b></p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/nuages.jpg"></div>
<p>Marc Kent a crée en 1993 ce domaine (dont le nom est celui d&#8217;une espèce d&#8217;arbre, très prisé par les artisans locaux pour la réalisation de chaises au XVIIIème, qui figurent sur l&#8217;étiquette), merveilleusement situé tout au fond de la vallée de Franschhoek, dans un impressionnant cadre sauvage, entouré de montagnes. La ferme d&#8217;origine date de 1776. <br />
Si seulement 6000 bouteilles sont produites la première année, 1,5 millions de bouteilles ont été commercialisées l&#8217;année dernière : l&#8217;immense majorité des vins provient donc de raisins achetés. Cabernet, syrah et sémillon sont les cépages mis en avant ici. <br />
Comme souvent, plusieurs gammes de vins existent : « Boeckenhoutskloof » pour le haut de gamme (syrah, cabernet-sauvignon, sémillon), « Porcupine Ridge » pour les vins principalement issus du négoce. Cette dernière gamme est embouteillée en capsules à vis Stelvin. <br />
La philosophie est plutôt non-interventionniste pour le haut de gamme : les moûts ne sont pas acidifiés, et seules des levures naturelles sont employées pour les vins du domaine. Les rendements moyens sont faibles pour la syrah, de l&#8217;ordre de 40 à 50 hl/ha. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/marc-kent.jpg"></div>
<p>Marc Kent (photo ci-dessus) a le contact assez direct, voire un peu abrupt. C&#8217;est un homme pressé, qui ne s&#8217;embarrasse pas des convenances. Il avoue avoir peu de considération pour l&#8217;idée de terroir, ne pas être porté sur les questions techniques, et préférer s&#8217;occuper de marketing et définir la ligne générale des vins. De toute évidence, il sait s&#8217;entourer, se faire écouter, et communiquer. S&#8217;il ne présente pas ses vins aux concours et dégustations professionnelles, les échantillons arrivent pourtant au bon endroit : La journaliste anglaise Jancis Robinson a écrit il y a peu qu&#8217;elle considérait la Syrah de Boeckenhoutskloof comme une des meilleures du monde. <br />
Aujourd&#8217;hui, 60% des vins sont vendus à l&#8217;exportation, et le succès commercial est impressionnant, notamment auprès des anglo-saxons. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/boekenhouts.jpg"></div>
<p><b>Vins dégustés</b> :<br />
-<b>Syrah Porcupine Ridge 2005 **** (15)</b><br />
Vin élevé pour 2/3 en fûts de chêne français âgés. Une levure sélectionnée est inoculée. 360 000 bouteilles par an sont produites. <br />
Très beau nez, notes fumées et fruits noirs, belle fraîcheur en bouche, matière mûre, très nette, un peu oxygénée, d&#8217;une bonne complexité. Très réussi et intelligemment vinifié pour une consommation précoce. <br />
- <b>Syrah Boeckenhoutskloof 2003 ***** (16,5) </b><br />
Vin issu d&#8217;un seul vignoble situé à Wellington, récolté en 4 ou 5 tries successives. Pré-fermentation à froid, filtration au blanc d&#8221;uf, élevage de 27 mois intégralement en fûts de chêne français neuf. Production de l&#8217;ordre de 6000 bouteilles seulement, toutes pré-vendues. <br />
Robe très noire, nez complexe, goudron, notes florales, bouche profonde, très intense, fruit très abondant, juteux et gourmand, tanins très fins et veloutés. Très beau vin complet, riche et expressif, sans doute bonne évolution sur 4 à 6 ans. <br />
-<b>Chocolate Block 2004 **** (14,75)</b><br />
Assemblage de syrah (45%), grenache (25%), cabernet-sauvignon (17%), cinsault (11%), viognier (2%), élevé 15 mois en fûts de chêne français, dont une proportion de neufs. <br />
Arômes de chocolat, pointe d&#8217;amertume agréable au nez, de poivre, de garrigue et d&#8217;épices.<br />
Assez capiteux, fruit moelleux abondant et généreux, vin très savoureux, sudiste, dont la gourmandise domine une structure pourtant ferme. Très belle vinification, un vin séduisant, enjôleur, le plus flatteur aussi mais dans un style plus sensuel que démonstratif. <br />
-<b>Sémillon Boeckenhoutskloof 2002 ***** (16,75)</b><br />
Vieilles vignes situées à Franschhoek, fermentation puis élevage pendant 12 mois en barriques, élevage oxydatif. Robe dorée, profonde, nez intense et très original, volaille rôtie, fruits secs, noix de cajou, amandes. La bouche est très ample, profonde et dense, le vin gagne beaucoup à l&#8217;aération, fruit un peu confit, acidité parfaite qui apporte de la nervosité, longueur épicée, notes de curry, de safran, pointe iodée. Ensemble très complexe, caractère entier, expressif et encore jeune. Grande concentration et persistance. Remarquable. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Boeckenhoutskloof.jpg"></div>
<p><u><b>En résumé </b></u>: la qualité est ici irréprochable. Les vins de Boeckenhoutskloof sont dans l&#8217;ensemble superbes, profonds et riches, avec une vraie finesse. Rares, assez chers, ils méritent d&#8217;être recherchés. Les vins de Porcupine Ridge, la gamme de négoce, sont idéalement conçus pour une expression fruitée, pleine de charme, sans rien de racoleur. Leur prix extrêmement bon marché les rend encore plus attractif. </p>
<p>Les vins sont faciles d&#8217;accès, immédiatement séduisants dès l&#8217;ouverture avec leurs arômes expressifs, leur gourmandise et leur franchise. Car c&#8217;est bien le plus inattendu : des vins comme ceux de Porcupine Ridge, produits en très grands volumes (12 000 caisses), qui rencontrent un succès commercial étourdissant à l&#8217;export (UK, USA, Allemagne, pays nordiques&#8217;.) sont avant tout des vins vrais, honnêtes et amicaux, pas compliqués et sans prétention. Un peu à l&#8217;image de Marc Kent : direct, « down-to-earth », sûrs d&#8217;eux, tout ce qu&#8217;il faut pour plaire et rassurer le nouveau consommateur mondial. </p>
<p>Indéniablement, Marc Kent a un don pour dénicher les sources d&#8217;approvisionnement de raisins, qu&#8217;il se garde bien de révéler, aptes à produire une qualité aussi élevée dans un volume aussi important. Mais ce succès pourrait s&#8217;avérer fragile : il y a quelques mois, un vigneron vient de créer son domaine, et s&#8217;est mis à son compte avec le slogan : « « Marc Kent bought his syrah here » (Marc Kent achetait ses syrah chez moi&#8217;)</p>
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		<title>Vergelegen (Stellenbosch), visitez la ferme, oubliez les vins</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[Stellenbosch]]></category>

		<category><![CDATA[Vergelegen]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Stellenbosch 
Superficie : 4000 hectares, dont 100 de vignes
Un peu d&#8217;histoire : lorsque le 1er gouverneur du Cap, Simon Van Der Stel prend sa retraite en 1700, son fils Willem Adriaan devient gouverneur à son tour. La propriété de la ferme de Vergelegen lui échoit alors (Vergelegen signifie « situé au loin »). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Stellenbosch <br />
Superficie : 4000 hectares, dont 100 de vignes</b></p>
<p>Un peu d&#8217;histoire : lorsque le 1er gouverneur du Cap, Simon Van Der Stel prend sa retraite en 1700, son fils Willem Adriaan devient gouverneur à son tour. La propriété de la ferme de Vergelegen lui échoit alors (Vergelegen signifie « situé au loin »). </p>
<p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/vergegelen-2.jpg"></div>
<p>Au pied des monts du Helderberg, cette vaste ferme de 4000 hectares devient un véritable paradis. Au gré des propriétaires successifs, les bâtiments et les jardins sont embellis mais la vigne disparaît au début du XXème siècle. Acquis au début des années 1990 par Anglo American Farms Limited, Vergelegen est dès lors à nouveau planté de 112 hectares de vignes. </p>
<p>A Vergelegen, il faut s&#8217;acquitter d&#8217;un droit d&#8217;entrée pour entrer sur la propriété. Ensuite, comme cela arrive souvent, la dégustation des vins est payante. Deux restaurants, roseraie, musée, jardin pour pique-niquer, potager, centre de conférences, on a ici l&#8217;embarras du choix. Il faut l&#8217;avouer, les jardins sont sans doute les plus beaux de la région. Ci-dessous, les arbres centenaires entourant le manoir principal :</p>
<p>Les vins de Vergelegen bénéficient d&#8217;une renommée extraordinaire en Afrique du Sud : pour beaucoup de consommateurs et de professionnels, ils représentent ce qui se fait de mieux aujourd&#8217;hui dans le pays, digne de concurrencer les plus grands vins du monde. <br />
Vergelegen a été désigné, pour la deuxième année consécutive, winery de l&#8217;année par le magazine spécialisé Wine. Le prix des vins va de 65 à 280 rand (10 à 47 &#8216;)</p>
<p><b>Vins dégustés</b> :<br />
-<b>Sauvignon blanc 2005 ***/* (13,5)</b><br />
Pas de contact avec les peaux, jus laissé 72h à basse température avant fermentation. Un peu de Sémillon est ajouté. Pas de passage en bois. Vin fin, assez suave et délicat, belle texture. Bien fait. <br />
-<b>Chardonnay 2004 **** (14,25)</b><br />
Fermentation en barriques, élevage sur lies pendant 10 mois. Nez assez pur et vif, sur le fruit, bouche très nette, fruit croquant, beaucoup de charme. Belle pureté de fruit, ensemble assez savoureux, bonne intensité, rien de variétal ni d&#8217;élevage trop marqué. Bien fait. <br />
-<b>Chardonnay reserve 2004 **** (14)</b><br />
Clarification, fermentation en barriques neuves françaises, levures indigènes. Elevage sur lies de 12 mois avec bâtonnage. Belle intégration du bois. Bouche assez fraîche, fruit mûr et croquant en avant, notes citronnées. Du style, rien de caricatural mais assez technique. <br />
-<b>Vergelegen 2004 ***/* (13,5)</b><br />
Assemblage de Sauvignon Blanc et de Sémillon élevé pendant 10 mois en barriques de chêne français neuf. Joli nez discret, vin savoureux, délicat, belle pureté de fruit. Très lisse, sans aspérités, vin technique. <br />
-<b>Vin de Florence 2005 ***/* (13)</b><br />
Assemblage de Chenin, Muscat, Chardonnay et Sauvignon Blanc, élevage en cuves inox, pas de contact avec les lies, mise en bouteille précoce. Caractère muscaté caricatural au nez, pamplemousse, herbacé. Expression aromatique aussi simple en bouche, avec du fond et une certaine allonge. Assez diffus. Peu convaincant. <br />
-<b>Mill Race 2003 ***/* (13,25)</b><br />
Assemblage de Cabernet Sauvignon, Merlot et Cabernet Franc. Elevage de 14 mois en barriques. Assez mûr et charnu, bonne intensité, du fruit. Style moderne, tannins appuyés, un peu verts. <br />
-<b>Shiraz 2003 ***/* (12,5)</b><br />
Nez variétal, propre, assez technique. Bouche épicée, savoureuse, du volume, expression assez simple. Ensemble un peu marqué par l&#8217;alcool, présent en finale. <br />
-<b>Merlot 2003 ***/* (12,5)</b><br />
2 semaines de macération, fermentation en barriques, élevage de 20 mois en fûts de chêne français neuf. Assez mûr et charnu, gourmand et velouté, fruit rond et plein, ensemble assez précoce et tendre. Finale marquée par des tanins verts, acidité élevée. Manque d&#8217;équilibre. <br />
-<b>Cabernet-sauvignon 2003 **** (13,75)</b><br />
3 semaines de macération, fermentation en barriques, élevage de 20 mois en fûts de chêne français neuf. Beaucoup de volume, bouche assez ample et profonde, style généreux, tannins marqués et abondants, un peu verts. Vin moderne, plein et dense, boisé vanillé intégré mais très présent. Ambitieux, très technique. Manque d&#8217;âme. <br />
-<b>Vergelegen 2002 **** (14)</b><br />
Assemblage de Cabernet-Sauvignon (75%), Merlot (20%) et Cabernet Franc (5%). fermentation des cabernet en cuves ouvertes avec pigeage, merlot en cuve close avec délestage. Elevage de 21 mois en fûts de chêne français neuf. Très joli nez expressif, fruits rouges, cassis, toasté vanillé. Bouche ferme, ambitieuse, tannins appuyés très abondants. Vin dense, serré, assez long. Extraction un peu trop poussée, style moderne, manque d&#8217;âme. </p>
<p><b><u>En résumé</u> </b>: J&#8217;avoue mon incompréhension.  Qu&#8217;y a t&#8217;il dans ces vins pour qu&#8217;ils récoltent autant de louanges ? Certes, ils ne sont pas mauvais et leur style linéaire, assez pur et précis a ses amateurs. Mais ils manquent cruellement d&#8217;âme, ce sont des vins de techniciens, sans défauts majeurs, mais sans caractère. Ils se fondent dans le décor, s&#8217;harmonisent avec la pelouse impeccablement tondue, épousent le style léché des murs au blanc immaculé du plus pur style hollandais. La winery ultra-moderne aux lignes lisses et futuristes (photo ci-dessous) ressemble à un décor d&#8217;opéra. Ces vins sont ennuyeux parce qu&#8217;ils ne racontent rien&#8217;.Une nouvelle cuvée, Vergelegen V, est unanimement louée. Elle n&#8217;était pas proposée à la dégustation. </p>
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		<title>Morgenster (Stellenbosch) , l&#8217;élégance du vieux monde</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[Morgenster]]></category>

		<category><![CDATA[Stellenbosch]]></category>

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		<description><![CDATA[Region : Stellenbosch 
Superficie : 200 hectares, dont 45 de vignes
Ce domaine récent appartient à un italien, Giulio Bertrand. Crée en 1993, il couvre 200 hectares, dont pour l&#8217;instant 45 plantés de vignes, et 45 plantés d&#8217;oliviers. Le premier millésime du domaine est le 1998. 
Les huiles d&#8217;olive du domaine, première pression à froid extra [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Region : Stellenbosch <br />
Superficie : 200 hectares, dont 45 de vignes</b></p>
<p>Ce domaine récent appartient à un italien, Giulio Bertrand. Crée en 1993, il couvre 200 hectares, dont pour l&#8217;instant 45 plantés de vignes, et 45 plantés d&#8217;oliviers. Le premier millésime du domaine est le 1998. <br />
Les huiles d&#8217;olive du domaine, première pression à froid extra vierge comme il se doit, sont remarquables. L&#8217;une d&#8217;entre elles a été consacrée meilleure huile d&#8217;olive d&#8217;assemblage du monde fin 2005. <br />
Pierre Lurton, directeur de Cheval-Blanc et de Yquem, est consultant pour les vins. Il vient une fois par an début mars, après la vendange, pour prodiguer ses conseils. Les cépages italiens Sangiovese et Nebbiolo ont été récolté pour la première fois ici en 2005. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Morgenster.jpg"></div>
<p><b>Vins dégustés :</b><br />
-<b>The Summer House 2002 **** (14,5)</b><br />
Assemblage de merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon et 3% de petit verdot élevé 16 mois en fûts de chêne français. 72 000 bouteilles. Joli nez frais, petits fruits rouges et cuir fin, assez complexe. Les tanins sont fins, le style assez souple sur le fruit, bon équilibre général et style assez élégant. Réussi.<br /> <br />
<b>-Lourens River Valley 2001 ****/* (15,25)</b><br />
Assemblage de merlot (55%), de cabernet-sauvignon (24%) et de cabernet franc (21%), élevage de 16 mois en fûts de chêne neufs français. Nez marqué par le bois, assez fin, cuir, épices à l&#8217;aération. Assez vigoureuse, la bouche présente de la sève, une texture sans aspérité intelligemment élevée. Bel équilibre, vin complet, plein et long, finale un rien astringente. <br />
-<b>Morgenster 2001 ***** (16,5)</b><br />
Assemblage de cabernet-sauvignon et de cabernet franc élevé pendant 16 mois en fûts. Nez très élégant et complexe, assez typé Bordeaux avec ses notes de cèdre et de cigare, belle finesse. La bouche est assez ample, profonde et racée, la matière est dense et mûre, les tanins fins et abondants. Belle longueur, persistance et intensité aromatique sur des notes de cuir, de fruits secs et de poivre. La finale est un peu marquée par une trace de verdeur qui apporte de la vivacité et un certain charme. Vin très réussi, au bon potentiel d&#8217;évolution sur 6 à 8 ans, beau style judicieux. </p>
<p><b><u>En résumé </u></b>: Le parti-pris est clair : adapter au climat méditerranéen de Stellenbosch un style élégant assez classique et représentatif du savoir-faire bordelais. Cette touche très « vieux-monde » se retrouve dans le choix des assemblages et dans l&#8217;apport d&#8217;un élevage très maîtrisé. L&#8217;approche séduit par sa justesse, et la réussite est indéniable avec des vins fins et aboutis, formellement assez sveltes et racés, qui devront confirmer au vieillissement leur potentiel.<br />
Voici un très bel exemple de fructueuse exportation des compétences françaises dans le Nouveau-Monde, qui ne se limite pas à l&#8217;adaptation superficielle de recettes &#8216;nologiques. </p>
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		<title>Lourensford (Stellenbosch) , tout pour épater le chaland</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 11:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Stellenbosch
Superficie : 4000 hectares, dont 50 de vignes
Propriété très récente et de très grande taille (4000 ha, dont seuls 50 sont plantés de vignes pour l&#8217;instant), ouverte en 1999, appartenant au richissime industriel Christo Wiese. Le domaine est merveilleusement situé au pied des monts Helderberg. Le cadre est luxueux, tape-à-l&#8221;il, et les activités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Stellenbosch<br />
Superficie : 4000 hectares, dont 50 de vignes</b></p>
<p>Propriété très récente et de très grande taille (4000 ha, dont seuls 50 sont plantés de vignes pour l&#8217;instant), ouverte en 1999, appartenant au richissime industriel Christo Wiese. Le domaine est merveilleusement situé au pied des monts Helderberg. Le cadre est luxueux, tape-à-l&#8221;il, et les activités proposées dépassent de loin le simple cadre viticole ou &#8216;nologique : conférences, terrains de polo, fromagerie, pêche à la mouche, concours floral annuel du Cap, etc&#8217;et 2 golfs dont voici un aperçu :</p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/erinvale1.jpg"></div>
<p>Une jeune employée derrière un bar en teck récite par c&#8217;ur la description des vins sensée allécher le visiteur. </p>
<p><b>Vins dégustés</b> :</p>
<p>-<b>Sauvignon blanc 2004 ***/* (12,5)</b><br />
Vin frais, croquant, légèrement acidulé, très variétal.<br /> <br />
-<b>Viognier 2004 *** (11)</b><br />
Elevé en fûts de chêne de Hongrie. Nez un peu pipi de chat. Fruit net et simple en bouche, boisé présent. <br />
-<b>Cabernet-sauvignon 2003 *** (11,5)</b><br />
Nez un peu moisi, fruit abondant, style souple et oxygéné, flatteur. Finit un peu sec, tannins verts. <br />
-<b>Seventeen Hundred 2003 *** (11)</b><br />
Assemblage de cabernet, syrah et merlot. Nez un peu confit, bouche pleine et assez lourde, notes de chocolat, alcool présent, manque de caractère et d&#8217;harmonie. </p>
<p><b><u>En résumé</u></b> : On est ici encore très loin du compte. Le style ambitieux, voire un peu prétentieux des vins se retrouve dans l&#8217;habillage clinquant des bouteilles et la décoration des lieux. Il y a du pain sur la planche. Circonstance atténuante : le premier millésime récolté ici est 2003&#8242;.Tout cela ne serait-il qu&#8217;inexpérience et maladresse ? Le propriétaire a planté le décor, flatté son ego, il peut maintenant se concentrer sur la qualité !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Boschendal (Franschhoek),  le charme hollandais</title>
		<link>http://www.oenotropie.com/fr/carnets/?p=251</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 11:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>

		<category><![CDATA[Boschendal]]></category>

		<category><![CDATA[Franschhoek]]></category>

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		<description><![CDATA[Région : Franschhoek 
Superficie : 200 hectares 
Superbe et très ancien domaine fondé par les hollandais en 1685, extrêmement bien situé après la passe de Helshoogte en direction de Franschhoek. Les bâtiments d&#8217;origine sont toujours en activité, et servent aujourd&#8217;hui de restaurant, d&#8217;espace de dégustation sous l&#8217;ombre d&#8217;un chêne séculaire et de musée. Boschendal fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Région : Franschhoek</b> <br />
<b>Superficie : 200 hectares </b></p>
<p>Superbe et très ancien domaine fondé par les hollandais en 1685, extrêmement bien situé après la passe de Helshoogte en direction de Franschhoek. Les bâtiments d&#8217;origine sont toujours en activité, et servent aujourd&#8217;hui de restaurant, d&#8217;espace de dégustation sous l&#8217;ombre d&#8217;un chêne séculaire et de musée. Boschendal fait partie des domaines touristiques incontournables, mais dans lequel l&#8217;ambiance nonchalante, champêtre et élégante d&#8217;une grande exploitation un peu hors du temps est toujours présente. Les vignobles s&#8217;étendent sur 14 hectares le long de la Berg River, au pied de la montagne de Simonsberg, et une dizaine de cépages sont cultivés.<br />
Le prix des vins dégustés est compris entre 20 et 100 rand (3, 5 à 16, 5 &#8216;) </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/Boschendal1.jpg"></div>
<p><u>Vins dégustés </u>:<br />
-<b>Chardonnay 2005 **** (14,5)</b><br />
40% du vin fermenté et élevé eu cuves inox, le reste en barriques âgées.<br />
Beau nez fruité et vif. Bouche équilibrée, bonne fraîcheur et acidité, caractère tonique et fruit croquant. Style moderne très maîtrisé. <br />
-<b>Grand Vin Blanc 2005 **** (14)</b><br />
Sauvignon blanc et un peu de chardonnay. Vin mûr, assez plein et vif, style moderne assez flatteur, fruit en avant. Charnu et rond, finale un peu iodée et citronnée. Très bien fait. <br />
-<b>Chenin blanc 2005 **** (14)</b><br />
Léger nez floral, bouche vive, bonne acidité et fruit croquant assez mûr. Bon équilibre et persistance. Fermentation stoppée pour laisser quelques grammes de sucre résiduel. Assez réussi.<br />
-<b>Chardonnay Reserve 2004 ***/*(13,5)</b><br />
Vin élevé pendant 11 mois en fûts de chêne français, 25% de neuf. Malolactique faire à 50%. Assez gras, mûr, charnu et plein, beaucoup de matière et d&#8217;alcool. Boisé marqué même si l&#8217;intégration est satisfaisante. <br />
-<b>Cabernet-sauvignon 2003 ***/* (13,25)</b><br />
Vin élevé en fûts de chêne français, 40% de neuf. Nez variétal, cassis. Bouche mûre et charnue, assez élancée, boisé vanillé très marqué.<br />
-<b>Shiraz 2003 ***/* (13)</b><br />
Nez grillé un peu fermier (brett ?). Bouche assez mûre et ample, souple et oxygénée, bon équilibre alcool-acidité. Boisé bien intégré, finale un peu chaleureuse, pointe d&#8217;acidité volatile.<br />
-<b>Shiraz 2001 ****(14,25)</b><br />
Vin élevé pendant 13 mois en barriques de chêne français. Beau nez ouvert, cake, épices, raisins secs. Assez ferme et dense, la bouche offre de la profondeur, une bonne acidité, et un fruit mûr chocolaté. Tannins serrés et fins, bel équilibre, bonne longueur. Bon vin, bien réussi, assez épanoui. <br />
-<b>Grande Reserve 2001 ***/* (13,25)</b><br />
Vin élevé pendant 14 mois  en fûts de chêne français, 50% de neuf. Assemblage de cabernet-Sauvignon, de cabernet franc et de merlot. Nez marqué par le bois et les épices, notes de cassis et de chocolat. Bouche structurée et serrée, élevage très marqué qui assèche un peu. Assez ambitieux, manque de fraîcheur et de précision. </p>
<div align="center"><img border="0" src="http://www.oenotropie.com/images/art/boschendal-tast.jpg"></div>
<p><b><u>En résumé </u>: </b>Les vins sont modernes, assez techniques et calibrés. Les blancs sont assez séduisants, avec un caractère tonique, net et vif. Les rouges sont moins intéressants. La gamme de prestige « Reserve » est moins convaincante, très marquée par le bois neuf. Là encore, on sent qu&#8217;une reprise en main récente n&#8217;a pas encore permis aux vins de donner toute leur mesure. De nombreux autres vins sont produits ici mais n&#8217;ont pas été goûtés. </p>
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